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A la découverte du Cameroun
Fiche descriptive
Nom officiel
République du Cameroun (Republic of Cameroon)
Région : Afrique (hémisphère nord)
Superficie : 475 440 Km2
Population : 16.380.000 habitants
Densité de Pop. : 34 hab./Km2
Langue officielle : Français, anglais
Capitale : Yaoundé
Régime politique : République
Chef de l'état : Paul Biya
Premier ministre : Ephraïm Inoni (08/12/2004 -)
Fête(s) Nationale(s) : 20 mai (Fête nationale du Cameroun)
Devise Nationale : Paix, travail, patrie
Monnaie Nationale : Franc CFA (XAF)
Cours en Euros : 0.00152600 (au 16/09/2005)
Pnb en milliard(s) de dollars : 10,287 Milliard(s) de dollars
Budget de l'état : 18 % du PNB
Indice de Développement Humain (rang mondial) : 0,501 (141)
Hymne national : Ô Cameroun, berceau de nos ancêtres
Situation :
Superficie totale de 475 650 km2 (dont 90 400 km2 à vocation
agricole), le Cameroun fait frontière avec le Nigéria à l'ouest,
la R.C.A. et le Tchad à l'est, le Congo, le Gabon et la Guinée Equatoriale
au sud et le Tchad au nord. Les terres sont estimées arables à concurrence
de 15 %, 0,5 % sont irriguées et plus de 50 % sont occupées par
la forêt. Sur le plan topographique, on peut différencier diverses
zones. A l'ouest, une chaîne de montagnes volcaniques (Mont Cameroun
: 4100 m) s'étend jusqu'au Tchad. Au nord, de vastes plaines, traversées
ou bordées par le Bénoué et le Logone, touchent aux marécages du
Tchad. Le centre est un vaste plateau de 800 à 1500 m d'altitude
propice à l'élevage. Le sud est constitué de longues plaines ou
de collines en partie recouvertes par la grande forêt. Enfin, les
rivages du sud-ouest sont plats, sablonneux, souvent marécageux.
Climat :
Le Cameroun connaît une gradation de climats différents, allant
d'un climat équatorial à deux saisons des pluies (avril à juillet
et septembre à décembre) dans le sud, à un climat sahélien sec et
chaud dans l'extrême nord, en passant par un climat de savane à
une saison humide (juin à octobre) au centre du pays. Le nombre
de mois pluvieux s'échelonne de 4 dans l'extrême nord à 11 dans
le sud, et les précipitations
La végétation Elle est aussi variée. Au sud, on a une forêt tropical
dense et des marécages. Le centre est fait de pâturages d'altitude.
L'ouest des collines boisées, des montagnes arrondies, d'anciens
volcans et des terres fertiles se relaie au nord-ouest qui est couvert
d'une grande chaîne volcanique couronnée par le Mont Cameroun ou
Char de Dieu haut de 4.070 m. Enfin, le nord est caractérisé par
des savanes ainsi qu'une chaîne de montagnes.
Tout cet environnement décrit ci dessus est peuplé non seulement
d'hommes, mais aussi de plusieurs variétés d'animaux, d'insectes
et de poissons divers. Singes, chimpanzés, gorilles, antilopes,
lions, éléphants... sont autant d'espèces qu'on y trouve et qui
vivent dans une fabuleuse symbiose. Bambou, palmier à huile, hévéa,
acajou, teck, ébène... s'y trouvent aussi .
Fleuves et cours d'eau :
• La plupart des cours d'eau
du Cameroun prennent leur source dans le plateau de l'Adamaoua,
les autres descendent des rebords occidentaux et orientaux du plateau
sud camerounais et sont en majorité interrompus de chutes
et de rapides.
• La Sanaga et la Bénoué sont les 2 principaux
fleuves. Le premier draine le sud-ouest du pays avant de se jeter
dans l'océan Atlantique.
Le second traverse l'ouest du Cameroun et rejoint ensuite le bassin
du Niger, au Nigeria. II n'est navigable que pendant une partie
de l'année. Le Wouri, fleuve secondaire et affluent de la
Sanaga, est la principale porte d'entrée par la mer, grâce
au port de Douala.
Population :
Actuellement on compte16 322 000 habitants La population était
estimée, en 1999, à 14 693 000 habitants, contre 13 233 000 habitants
en 1995, dont 7 295 000 soit 55 % de ruraux. Le taux moyen de croissance
démographique se situe, entre 1988 et 1999, à 3,22 %, alors que
la densité (en moyenne 27,2 hab./km2 en 1994) est très variable,
avec de très fortes concentrations autour des centres urbains (taux
de croissance annuel de 10 % pour Douala et Yaoundé)
Le Cameroun compte 240 ethnies, réparties
en trois grands groupes (Bantous, Semi-Bantous, Soudanais) et correspond
à 240 langues nationales. Les ethnies les plus représentatives
sont :
-Bantous : Béti, Bassa, Bakundu, Maka,
Douala, Pygmées …
-Semi-Bantous : Bamiléké, Gbaya, Bamoun, Tikar,…
-Soudanais : Foulbé, Mafa, Toupouri, Arabes-Choas, Moundang,
Massa, Mousgoum,…
C'est un véritable cocktail culturel
où les tribus, tout en se brassant, préservent leurs
mystères, leurs traditions et leurs rites.
À Yaoundé ,la capitale,
on rencontre comme principaux groupes les Beti (Babele, Bebil, Bulu,
Eton, Fang, Menguissa) et les Ewondo (Bamvele, badja, bafeuk, bane,
beti, fang, fong, mbida-bani, mvete, mvog-niengue, omvang, yabekolo,
yabeka, yabekanga, enoah, evouzok...)
À Douala à côté du français et
de l'anglais on a comme principaux groupes linguistiques les Abo
(nord de Douala), les Bakoko ou Basoo (sud de Douala), les Bakole,
les Malimba et les Douala avec des dialectes comme le bodiman, le
mungo, l'éwodi, le pongo...
Dans le nord, les populations haoussa,
foulbe, en majorite de religions musulmane.
L'Ouest du Cameroun est principalement peuplé
de bamilekes et de bamouns.
Economie :
Après une percée fulgurante amorcée depuis 1970 en raison du boum
du pétrole, l'économie camerounaise subit depuis 1986 les contrecoups
de la baisse des prix mondiaux du pétrole, et le PIB, qui avait
atteint 9 114 millions US$ en 1986, est retombé à 7 800 millions
US$ en 1998-90. L'agriculture qui participait pour 57 % du PIB en
1971-73 a vu sa contribution chuter à 30 % en 1981-83 puis à 24
% en 1988-90. En 1994, les importations de produits agricoles s'élevaient
à 124 millions US$, et les exportations à 396 millions US$. La tendance
pour l'exportation de produits agricoles est à la baisse : elle
était en effet de 700 millions US$ en 1980.
Agriculture :
Le secteur agricole a été jusqu'en 1970 le véritable moteur du
développement économique du pays, et près de 90 % de la production
agricole est assurée de manière traditionnelle par de petits propriétaires.
Les principales cultures vivrières sont le maïs, le mil, le sorgho,
le riz, l'igname, le manioc et le plantain. Durant les périodes
1991-1995 et 1996-1999, la production céréalière moyenne a été respectivement
de 936 000 T/an et 1,24 millions T/an. Les principales cultures
d'exportation sont le cacao, le café, le coton et le caoutchouc
(voir carte). La chute des cours mondiaux des principales cultures
d'exportation s'est traduite par une baisse importante des productions
des cultures de rente. Ainsi, de cinquième producteur mondial de
cacao avec une production de 131 000 T en 1986-87, le Cameroun est
passé au huitième rang en 1990-91 avec seulement 95 000 T. Entre
1988 et 1990, la production de café a chuté de plus de 30 %. Alors
que les importations alimentaires sont restées à un pourcentage
à peu près identique par rapport au total des importations depuis
les années 1961-63 (environ 10-12 %), la part des exportations alimentaires
a diminué de plus de 60 % durant la même période. En 1991-92, les
exportations céréalières étaient encore d'environ 120 000 T, tandis
que de 1995-96 à 1998-99, elles étaient d'environ 20 000 T/an. Les
importations céréalières ont été en moyenne d'environ 246 000 T/an
durant la période 1992-1999.
Le Dja aussi appelé rivière Ngoko
traverse le Cameroun et le Congo (Brazzaville). Il prend sa source
au sud d'Abong-Mbang, et coule jusqu'au sud de Ouesso (Congo) ou
il est affluent de la Sangha (elle-même affluent du fleuve
Congo). La longueur du Dja est d'environ 720 km. Il borde la réserve
du Dja (Cameroun) et devient navigable à partir de Moloundou.
La réserve de faune
du Dja est une réserve faunique situé au
Cameroun.
Elle est inscrite au patrimoine mondial
de l'UNESCO depuis 1987 grâce à la diversification
des espèces présentes dans le parc et à la
présence d'espèces en voie de disparition.
La réserve de faune du Dja est
l'une des forêts humides d'Afrique les plus vastes et les
mieux protégées, la plus grande partie de sa superficie
restant vierge. Pratiquement encerclée par le fleuve Dja,
qui en forme la limite naturelle, la réserve est surtout
remarquable pour sa biodiversité et pour la très grande
variété des primates qui y vivent. Elle abrite 107
espèces de mammifères, dont cinq sont menacées
d'extinction.
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